
Un magnifique jardin ou plutôt parc privé contenant mille et un trésors botaniques. Malgré la pluie quasi diluvienne (nous sommes à proximité de Saint Philippe) la visite était très réussie notamment grâce à Michel, notre guide exceptionnel. Ensuite, nous sommes allés voir les célèbres coulées de lave ayant cheminées du volcan jusqu'à l'océan. A nouveau, un spectacle unique. Le contraste des couleurs, la largeur des coulées et les dévastations qu'elles ont provoquées sont saisissants, d'autant plus que des fumeroles sortent encore du sol.

05 mai. Le Maïdo (vue sur Mafate), le musée de Villèle et le Conservatoire Botanique du Mascarin.
A l'heure où les gens partent travailler, nous préférons passer par le village buccolique de Tévelave pour nous rendre au Maïdo. Panorama féérique sur le cirque de Mafate, vierge de toute route.
Plus de mille mètres en contre-bas, la vie suit son cours dans les différents villages. Chose peu fréquente, nous avons pu voir d'un même point l'océan à l'ouest (St Gilles), au Nord (St Denis) et à l'est (St André), ainsi que le Gros Morne (qui cachait le Piton des Neiges), le Grand Bénare, le Dimitile et le Piton de la Fournaise sur l'horizon. Nous sommes restés près de deux heures à contempler ce paysage...
En redescendant, nous avons fait halte chez Monsieur Bègue, le plus ancien distillateur d'huiles essentielles de la route du Maïdo. Il vend ses produits aux touristes de passage. Puis, l'estomac dans les talons, nous nous sommes restaurés à L'Imprévu (village de Villèle).
Canard au goyavier et espadon au kiwi ont comblé nos appétits. Non seulement les plats étaient très bien présentés, mais en plus c'était très bon. La visite du musée de l'esclavage à Villèle sur l'ancienne propriété de Madame Desbassyns, a été expédiée "vite fait, mal fait" par un guide pressé d'en finir avec sa litanie. (Heureusement, avec Fanny nous avions déjà fait la visite avec un autre guide très intéressant et passionné). Enfin, pour clore cette longue journée, nous avons flâné dans les allées du Conservatoire Botanique du Mascarin pour (re)découvrir la diversité de la flore et de la végétation réunionnaise.Les allées serpentent au milieu de jardins spécifiques (bambous, plantes anciennes, verger créole, cactus et plantes grasses, palmiers, orchidées et fougères). Note pour la prochaine fois : s'y rendre à la saison des fleurs (et des fruits).
06 mai. Cilaos, Ilet à Cordes et plage de l'Etang Salé.
Nous ne les avons pas comptés, mais la route aux 400 virages porte bien son nom. Raide et sinueuse, il nous a fallu plus d'une heure pour parcourir ses 40 km. A Cilaos, le temps s'arrête, comme s'il se mettait entre parenthèse pour nous permettre d'en profiter. Ce que nous avons fait. Le centre ville, l'église, la mare à joncs, mais surtout la maison de la broderie.
Un art minutieux mis en avant par une association de Cilaos. La broderie de Cilaos nécessite de la finesse, de la passion et surtout du temps. Le temps suspendu de Cilaos. Le temps que n'ont plus les jeunes pour reprendre le flambeau. Dommage, un art se meurt. Les jours de Cilaos sont comptés... Cilaos, c'est aussi la lentille. Nous allons en acheter directement chez un producteur, chez Payet à Ilet à Cordes. On se demande comment des hommes ont pu cultiver ces terres arides à la pente raide et au sol rocailleux. Ici, point d'engin agricole, la lentille se cultive à la main, à l'ancienne.
Après cette pause dans le temps, nous retournons dans les Bas, profiter des derniers instants de la journée pour admirer le coucher du soleil depuis la plage de sable noir de l'Etang Salé. Nous sommes encore une fois admiratifs de la nature. Bordée d'une forêt de Filaos, l'immense plage de sable noir se jette dans l'océan. Les vagues sont hautes mais ne peuvent cacher à notre regard l'astre du jour qui tombe derrière l'horizon.08 mai. St Gilles et Stella Matutina.
Quelques grains sur la mer et une légère houle, nous ont empêchés de sortir en bateau voir les fonds sous-marins (Visiobulle). Du coup, nous flânons sur le port avant d'aller nous rafraîchir à la plage de l'Hermittage. Étape indispensable pour nous rendre à St Leu déguster un carri au Palais d'Asie. Très bon self, où nous n'avons jamais été déçu auparavant. Sans terminer notre digestion, nous nous rendons au Stella Matutina. Un grand musée sur trois étages qui utilise la canne en fil conducteur pour rappeler l'histoire humaine et agricole de la Réunion, de façon très complète.09 mai. Marché forain, cascade du Niagara, parc du Colosse, distillerie de Savanna.
Samedi matin, marché forain. Puis direction le nord est de l'île. Nous subissons les embouteillages, presque 3 heures pour parcourir les 120 km nous séparant de Ste Suzanne. Sur place nous constatons que la cascade du Niagara n'est vraiment pas une des plus belles de La Réunion.
Ce fait établi, nous partons pique-niquer au colossal parc du Colosse. Pelouses, aires de jeux pour les enfants, kiosques, animations, tout est fait pour pouvoir passer d'agréables moments en famille ou entre amis.
Pas le temps de faire une sieste, direction la distillerie. Quelle déception. De la distillerie nous n'aurons vu que de la ferraille, de l'acier et quelques fûts.
Pas grand chose de plus que le contenu de la brochure. La guide a essayé de faire de son mieux, mais elle avait sûrement reçu pour consigne d'amener rapidement son groupe dans la boutique de l'usine pour déguster mais surtout acheter les produits de l'usine. Bref, la visite de l'usine du Gol était mille fois mieux.10 mai. Retour en métropole.
Toutes les belles histoires ont une fin. Celle-là aussi. Nous passons la journée à remplir et peser la valise de maman et à nous rappeler tous les bons moments du séjour (il n'y en a pas eu de mauvais). Nous avons bien roulé jusqu'à l'aéroport. L'avion a décollé à 21h25, emportant à son bord toute une foule de personnes dont au moins une à la fois triste et heureuse de rentrer.









.jpg)
2 commentaires:
Merveilleux séjour pour Marie Hélène. Que des images magnifiques à emporter dans la valise !
A refaire ........bientôt
CE N'ÉTAIT PEUT-ÊTRE PAS TERRIBLE LA DISTILLERIE MAIS LA PHOTO DU TRIO AVEC LES CASQUES? TROP BIEN !!!!
Enregistrer un commentaire