lundi 30 mars 2009

J - 3 : Dédicace à la famille du raton

SALUT LA FAMILLE DU RATON

Les doigts d'une seule main suffisent pour compter le nombre de jours avant votre arrivée sur l'île de la Réunion.
De notre côté, avant ce moment fort attendu, on fignole, on range, on prépare,
on cuisine afin de vous accueillir dans notre petite maison jaune.


Nous allons passer un super séjour, on va trop se régaler, c'est génial.

Vivement que vous soyez là, pour que l'on puisse profiter, se baigner, faire des pique-niques, découvrir, partager et se revoir.

On espère que le vol se passera bien et que le temps sera découvert à votre arrivée sur l'île.


En attendant, les couchers de soleil en prenant l'apéro sur la plage, on vous fait de gros bisous.
On pense bien à vous ;-)


A JEUDIIIIIIIIIIIIIIIIII ;-)



samedi 28 mars 2009

Anniversaire sous-marin (suite)



Quelle bonne matinée nous avons passé. Nous avons récupéré de cette escapade marine, en mangeant quelques spécialités locale sur la plage de Saint Leu. La journée était loin d'être achevée. Après une petite sieste digestive sur la plage sous les filaos, Fanny m'amène devant un appartement mystérieux :


Le mystère ne tient pas longtemps, ce sera un baptême de plongée. Génial !

Une équipe sympathique nous accueille, nous percevons le matériel sans trop d'explication. "Tu chausses du combien ?". Le moniteur de canyonning d'Annecy nous avait posé la même question avec l'accent savoyard, ce qui nous avait fait beaucoup rire. Rebelote à La Réunion.
Nous enfilons nos combinaisons, et nous nous rendons au port à 200 m de là. Le matériel est embarqué dans un zodiac et nous suivons.

Après quelques minutes de mer pour passer derrière la barrière de corail, nous nous amarrons à la bouée du spot de plongée. Pour la première fois, nous voyons l'île depuis la mer. A cette vision, se lie le sentiment d'être détaché de tout, et de risquer si on n'y prend garde, d'être emporté vers l'inconnu de l'Océan.
Quelques explications plus tard, me voilà dans l'eau, prêt à enfiler mon gilet sur lequel est fixé la bouteille d'air comprimé. Fanny devra patienter quelques minutes, car avant de pouvoir plonger ensemble, notre moniteur doit nous tester.
Les premiers coups de palmes se font en surface. Ce n'est pas facile de rester équilibré avec tout l'appareillage sur le dos. Accroché au fil de vie qui me guidera jusqu'au fond, il ne me reste plus qu'à plonger. Sous l'eau, mètre par mètre, sous l'œil vigilant et rassurant du moniteur, je descends tête la première dans le bleu de l'océan. Au fond, un autre monde s'ouvre à moi. Un monde où je peux évoluer en toute liberté. La troisième dimension s'ouvre à moi ; je suis comme un poisson dans l'eau.

Maintenant, familiarisé avec l'environnement, la communication et le matériel, nous remontons à la surface chercher Fanny. Enfin, nous pourrons partager ces moments intenses d'émotion. Nous flottons entre deux eaux dans des canyons, parmi les coraux et les poissons. Du pur bonheur !




Anniversaire sous-marin...

Après une semaine de travail harassant, je méritais un peu de repos. La seule condition imposée par Fanny était : "soit prêt à 8h45".
Tenue décontractée, maillot de bain, masque et tuba, j'ai déjà une petite idée sur cette journée surprise. Nous voilà partis, direction Saint Gilles, plus précisément la plage de l'Hermitage et son sentier marin. Ciel bleu, lagon turquoise, température de l'air (29°C), température de l'eau (27°C), tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment.
Le sentier marin est un parcours pédagogique installé dans le lagon. Quatre bouées marquent les étapes où nous interrompons notre balade nautique pour écouter le guide nous informer sur les espèces du lagon et l'intérêt de les préserver. Nous avons toujours pied, la hauteur d'eau est d'environ 1 mètre, un masque et un tuba suffisent.

Nous avons commencé par une description de la formation du corail branchu et de ses habitants, les demoiselles (bleu vert, bandes noires) et des petits poissons marrons (Grégoire) qui n'hésitent pas à vous mordiller si vous les approchez trop. Ensuite, nous avons vu les coraux "patates". Des boules de corail qui poussent seulement d'un centimètre par an. On comprend mieux pourquoi il ne faut pas les couper ou marcher dessus. A cette station, nous avons fait plus amples connaissances avec les "boudins" du lagon, des chenilles (Holothuries) de la famille des oursins et des étoiles de mer. Nous les avons pris dans la main. Répugnantes au premier abord, elles sont veloutées au toucher. Nous avons continué avec le récif mort envahi par les algues et les éponges. Pour finir, nous avons rejoint le seul herbier sous-marin de l'île et ses habitants. Le cordon-mauresque, de la famille des Holothuries, ressemble à un serpent-chenille. Comme le "boudin", il contribue au nettoyage du lagon. Ce n'est finalement qu'un long tube digestif qui se déplace très très lentement sur le récif. Autres habitants de l'herbier, un banc de petits poissons dont j'ai oublié le nom...

Bien sûr, tout ceci au milieu des balistes picasso, idoles des Maures, labres, poissons flutes et autres poissons écureuil.

jeudi 26 mars 2009

Joyeux anniversaire

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A+, ;-)

dimanche 22 mars 2009

Encore de nouveaux fruits


Le GOYAVIER est un petit fruit très sucré, légèrement acidulé, rappelant le goût de la cerise et de la fraise. Il en existe deux variétés à la Réunion. Les plus courants sont les petits rouges. L'année dernière, lors de nos vacances, nous avions ramassé de nombreux goyaviers, avec Hélène et Gilbert, pour en faire des confitures, encore un REGAL ;-) Et puis il y a aussi une espèce jaune, où les fruits sont un peu plus gros. Ceux-là ont été ramassés juste au-dessus de chez nous, sur le chemin des cannes à sucre (comme les avocats d'ailleurs). Paradoxalement, ce petit fruit très apprécié est aussi considéré comme une peste végétale qui a tendance à coloniser de nombreuses forêts des hauts et à déstabiliser la flore endémique.

LE COROSSOL ou encore appelé ANONE à la Réunion, est le fruit du corossolier. Il pousse en Afrique, en Asie et en Amérique. Il peut peser jusqu'à 2,5 kg et mesurer 30 cm de long. Sa chair est blanche, sucrée et parsemée de graines noires. Il est souvent utilisé en crème glacée.


LE ZAT ou POMME CANNELLE est un fruit de la grosseur d'une pomme, recouvert de petite écaille. Sa chair est très fine, sucrée et crémeuse ; petit délice à savourer. Il arrive sur les étales du marché au mois de mars.


LA PAPAYE est un fruit très répandu, que l'on trouve toute l'année à la Réunion. Sa chair est jaune-orangée, sucrée, juteuse, parfumée et moelleuse.
Elle se consomme fraîche, en salade, en tarte, en confiture (c'est à dire confite : un pur régal) ou encore comme un légume. Avec un apport calorique faible, une grande teneur en vitamine A et C, en minéraux et oligo-éléments, la papaye est à consommer sans modération.
En passant, voici une petite recette à la papaye :
CRUMBLE A LA PAPAYE
Préparation : 20mn
Cuissin : 20mn


Pour 4 personnes :

- 8 cuillères à soupe de lait coco

- 1 papaye

- 30 g de noix de coco râpée

- 100 g de farine
- 90 g de beurre ramolli

- 30 g de sucre
- 1 goutte d'essence de vanille ou 4 pincée de vanille en poudre

- 1 pincée de sel

Préparation :

- Dans un saladier, mettre la farine, la coco râpée, le sucre, le sel, le beurre mou et la vanille. Travailler au bout des doigts pour obtenir un mélange bien sableux. Réservez au frais

- Ouvrez la papaye en deux, enlevez les graines noires, épluchez le fruit et émincez-le en fines lamelles

- Répartissez-les en rosace dans un plat

- Arrosez de lait de coco. Parsemez la pâte de crumble sur les rosaces de papaye.

- Mettre au four à 210° (thermostat 7) et faites dorer pendant 20 min.
Et bonne dégustation ;-)

Bananes mignonnes, banane merveilleuse, avocats et goyave

samedi 21 mars 2009

Rhums arrangés


Une fois n'est pas coutume, nous allons parler d'alcool. A La Réunion arranger son rhum est aussi banal que de savoir préparer un cari, et beaucoup plus simple. Il suffit de déposer des fruits au fond d'un récipient, d'ajouter un peu de sucre, souvent une gousse de vanille, et de remplir avec du rhum blanc. Par contre, il vous faudra de la patience avant de déguster le nectar, car la macération dure au moins un à deux mois pour que le rhum s'imprègne des tanins et couleurs des ingrédients.
Notons que cette technique est identique à celle de nos parents et grands-parents de métropole qui utilisaient de l'eau-de-vie "maison" et des prunes, poires, ou autres cerises (en fonction des régions).

Après la théorie, un peu de pratique. Depuis notre arrivée nous avons testé quatre recettes (Fanny n'aimant pas le rhum, je me suis sacrifié) :
  • Rhum letchis : dans une bouteille d'un litre remplissez la moitié de letchis pelés et dénoyautés. Versez 4 à 5 cuillères à soupes de sucre blanc, et complétez avec du rhum blanc. On n'ajoute pas de vanille pour préserver la blancheur de l'ensemble, sinon le liquide brunit (comme sur la photo). Les deux premiers mois, le breuvage est fade en raison des fruits qui rejettent leur eau. Mais lorsque les letchis libèrent leur saveur, c'est un vrai délice.
  • Rhum ananas : un classique. Découpez en tranches puis en quarts un ananas Victoria. Déposez dans un bocal, ajoutez du sucre roux. Laissez macérer 2 mois. Dégustez. Un concentré de Réunion : rhum, ananas, volcan. (Nous avons essayé avec une gousse de vanille fendue, mais cela n'a pas amélioré le breuvage, au contraire.)
  • Rhum piment : mauviettes s'abstenir. Un piment rouge et un piment verts cueillis dans le jardin que l'on laisse macérer dans 200 ml de rhum. C'est tout. Le résultat est très surprenant. L'attaque en bouche est moins prononcée que celle d'un rhum pur mais tout de même effervescente. Après un court répit permettant d'apprécier le goût original du piment, la finale sans prévenir embrase bouche et gorge que le corps tentera d'éteindre en vain en produisant une larme au coin de l'oeil...
  • Rhum gingembre : un test en petites quantités. Quatre fois plus de rhum que de gingembre (épluché et découpé en dés) à laisser macérer environ un mois. Le goût est vraiment très doux, voire velouté.
Vous ne devriez pas avoir de difficulté pour reconnaître ces différents rhumes sur la photo. Pour ma part, je vous laisse pour vérifier si la macération se passe correctement.
Si vous souhaitez déguster, vous savez où nous trouver...

dimanche 1 mars 2009

Sébastien, le conseiller

Une semaine après avoir terminé mon contrat de formateur, j'ai passé avec succès deux entretiens d'embauche (plus un téléphonique) pour un poste dans un entreprise de conseil en recrutement.
J'ai commencé le 24 février, en tant que conseiller.

En quelques mots, l'entreprise est en partenariat avec l'ANPE (pôle emploi) pour aider des demandeurs d'emploi à construire des projets professionnels. Mon travail consiste donc à les accompagner durant six semaines à raison d'un rendez-vous par semaine. Grâce à des questionnaires, des tests de personnalité, et des entretiens individuels, je définis avec les demandeurs d'emploi des projets de réinsertion.
Le travail est exigeant mentalement et usant physiquement mais très enrichissant sur le plan humain. Le rythme effréné ne laisse pas de place aux temps morts, ce qui ne me permet pas de connaître véritablement mes collègues de travail que je ne fais que croiser. Le patron dynamique, très perspicace et boulimique de travail, est plutôt juste et droit.

Je suis en CDD jusqu'au 28 avril avec à l'issue possibilité de tranformation en CDI. On verra le moment venu, d'ici là de l'eau aura coulé dans les ravines.